maj 21/12/2020 .. 10/03/2018

GUY CHABANT      GR653-b : Chemin d'Arles à Compostelle , ou " Via Tolosana "

2-ieme partie de TOULOUSE au Col du SOMPORT , du 29 mars au 12 avril 2009 ..
Randonnée Pédestre en 12 étapes via Isle-Jourdain , Auch , Morlaas , Lescar , Accous

 

GUY et CHANTAL CHABANT

Généralités Impressions générales Pèlerins fréquentés Meilleures Rencontres Pèlerin ou randonneur

GENERALITES

Il a fallu fixer les dates de ce troncon entre l'anniversaire de notre petite-fille HANAE (3 ans le 29 Mars) et les obligations de bénévolat de mon épouse CHANTAL (accompagement des malades en pélerinage Montfortain du 18 au 25 avril 2009.

Ce sera donc du 29 MARS au 11 AVRIL 2009.

Voayage de LILLE à TOULOUSE le dimanche 29 mars. Nuit dans un hotel à prix raisonnable à 2km à pied de la gare de Toulouse-Matabiau ( Hotel B&B ) ; train de banlieue pour un vrai départ à PIBRAC comme le font la plupart des pélerins.

DOUZE étapes jusqu'au SOMPORT : Isle-Jourdain , Isle-Arné , St-Cricq (Auch) , Isle de Noé , Monlezun , Maubourguet , MORLAAS ( ici normalement 2 étapes) , Lescar , Estialescq , Lurbe-St-Christau , Accous , SOMPORT. Environ 321 km d'après les guides.

 

IMPRESSIONS GENERALES

La première surprise vient de la TEMPERATURE : on s'imagine, venant du NORD de la France, que tout le Sud-Ouest est déja dans un printemps tiède et doux en ce début Avril : et bien NON ! Il fait sacrément froid ! Démarrage à PIBRAC le lundi matin vers 9H : il fait 3°C , il y a de la gelée blanche dans les prairies à l'ombre. La plupart des jours suivants, nous démarrons avec 6 à 8°C le matin, 12°C au midi , et péniblement 14 à 16°C en milieu d'après midi. Nous avons même marché avec des gants de laine, ou les mains dans les poches, pour que nos doigts restent au chaud, c'est dire combien il faisait frisquet !

Le pire sera la dernière étape, montée au Col du SOMPORT à 1650 m d'altitude, sous la puie et de plus en plus froid avec l'altitude, pour terminer dans une tempête de neige et des bourrasques effroyables. Heureusement qu'il y a deux établissements bar-restaurant ouverts, un de chaque coté de la frontière, ou nous nous sommes réfugiés pour que ma femme frigorifiée se réchauffe et pour se faire sécher car nous étions trempés malgré notre équipement complet (guêtres, cape de pluie).

C'est la première fois ou j'ai autant marché d'heures et de jours avec ma polaire en quasi - permanence.

L'avantage du temps gris et nuageux (environ 9 jours sur les 12) et de la température, c'est que l'on ne transpire pas du tout, l'inconvénient est que les paysages sont moins beaux, que les arrêts casse-croute sont plus rapides, et qu'il n'est pas possible de farnienter ou faire une sieste le nez dans l'herbe.

Pour les premières étapes dans le GERS on s'imagine que c'est presque horizontal. En réalité, on ne fait que monter et descendre ; le GERS est une succession de collines et de vallées ; dans une journée, vous allez faire une quinzaine de montées, chacune de 50m à 90m de dénivellé, et chacune suivi par une descente équivalente. Tout cela additionné représente une belle grimpette (ou descente en fonction de ce que vos genoux détestent le plus).

Vous traversez de nombreuses forets, avec quelques passages assez sportifs à cause des arbres abattus par une tempête récente : il y a de nombreux endroits ou le chemin est coupé par des arbres couchés : il faut une bonne souplesse pour passer dessous (avec votre gros sac à dos), ou bien se frayer un chemin pour contourner l'obstacle.

Les 2 guides (Lepere et Rando-Ed.) vous font quelques frayeurs avec des passages soit-disant casse-cou en cas de pluie (argile glissante) ; certes il y a des passages assez boueux, des mares d'eau de pluie qui envahissent le chemin par endroits, des descentes ou montées un tantinet glissantes, mais rien de bien extraordinaire et réellement dangereux. Nous y sommes passé dans une période humide, un ruisseau coulant dans les ornières quelquefois, mais rien de réellement dangeureux ou impraticable. Il faudrait vraiement des circonstances exceptionnelles , tel que plusieurs orages successifs, pour que cela devienne réalité.

Le meilleur moment est la première heure après MORLAAS, ou depuis les hauteurs surplombant PAU, la chaine des Pyrénées se découvre à votre vue, avec ses sommets enneigés, le tout sous le soleil et une chaleur retrouvée pour une fois !

L'une des plus belle étape est celle ou vous longez le torrent d'ASPES, avec des surplomb assez impressionnants.

Par contre la dernière portion de ACCOUS au COL se fait presque en totalité le long de la route : cela peut être rébarbatif, voire dangeureux en raison de la circulation. Cela doit dépendre des jours et des saisons : le Vendredi 10 Avril (Vendredi Saint , avant Paques) nous avons bénéficié d'une circulation quasi nulle : 3 ou 4 camions et moins de 10 voitures par heure. Et comme le temps était pourri (pluie, vent, froid, neige), j'ai préféré jouer la facilité de la route, plutot que de prendre certaines variantes (une variante rive gauche, un chemin à travers les alpages, voire la voie ferrée désaffectée).

Car il nous fallait impérativement arriver avant 17H au COL, afin de redescendre avec le dernier car SNCF sur OLORON , motif : depuis longtemps, tous les hébergements du COL étaient pleins car réservés par des meutes d'Espagnols qui y viennent à l'occasion de la SEMAINE SAINTE !

Au final, nous avons fait en 12 jours ce que j'aurais fait normalement en 14, d'une part à cause du petit refuge de ANOYE qui était fermé à cause de travaux (obligeant à faire 2 étapes de 20 kms en une seule journée), et de l'impossibilité de loger au COL ou nous aurions pu passer une journée en altitude.

Et à OLORON, grosse difficulté pour trouver pour le lendemain samedi 11/04 un train vers LILLE : tous les trains sont quasi pleins en raison de Paques, nous avons du prendre les dernières places disponibles en PREMIERE classe !

 

 

LES QUELQUES PELERINS QUE J'AI FREQUENTES SUR CE CHEMIN

 

Et bien ,là c'est le désert complet : nous avons marché en permanence tous seuls.

Le chemin d'ARLES sur ce troncon , en début Avril, est à déconseiller totalement à ceux qui ont besoin de contacts humains. Inversement, c'est une bénédiction pour ceux qui recherche la solitude !

Nous avons rencontré en tout et pour tout :

A Maubouguet, dans le chalet pélerins ( 4 toutes petites places ) : un couple de 2 jeunes qui y sont arrivés 2H après nous. Ils nous ont rejoints à l'étape suivante (MORLAAS) ou ils sont restés 2 jours pour sécher leur habits et leur lessive. Peu causants.

Dans les 3 dernières étapes à partir de LESCAR : un couple de BELGES Flamands hyper sympa, mais que nous ne faisions que croiser. En effet ils faisaient le chemin avec Camping-Car et Scooter : ils laissaient leur scooter à l'étape J , roulaient avec leur Camping-Car qu'ils déposaient à l'étape J+1, faisaient à pied le chemin en sens inverse, recupéraient leur scooter avec lequel il remontaient jusqu'à leur camping-Car. Nous les avons ainsi croisés 3 fois, en général vers 14H (car ils n'étaient pas des lève-tôt, contrairement à nous).

Et un pélerin parmi ces originaux incroyables , au presbytère d'ACCOUS : parti en Fin Septembre 2008 de chez lui à pied vers DIJON, pour arriver vers NOEL à SANTIAGO, descente à FATIMA, retour via Compostelle par le chemin de la cote (chemin du "Nord"), puis la voie du Somport, il débarque à Accous à l'office de 18H, il couchera comme nous au presbytère, les jours suivants il remontera (s'il trouve le bon chemin) sur LOURDES, et sa destination finale sera ROME ...

ET C'EST TOUT , oui rien d'autre sur le chemin, à part quelques petits retraités aux abords des grosses villes qui font leur ballade d'entretien ou promènenet leur chien.

 

Les meilleures rencontres

Là, il va falloir que j'invente ??

 

 

PELERIN ou RANDONNEUR ?